La solitude des gens trop entourés.

Il est 18:08 nous sommes le 1er janvier, j’ai passé ces derniers jours à manger, boire et rire. Je me retrouve seule, plus personne ne partage ces moments de solitude avec moi la plupart du temps. Le faux célibat a beaucoup d’avantages mais quelques inconvénients, on ne peut rien promettre ni projeter avec l’autre, rien n’est prévisible, rien n’est acquis, tout se joue dans l’instant.

Je ne sais plus ce que je veux vraiment, je serais mariée, en couple je voudrais sans doute ce que j’ai maintenant. L’alternative existe-t-elle ? Se contenter de ce qu’on a, envoyer un message sans attendre de réponse, juste ce plaisir égoïste de penser à quelqu’un, de combler ce vide qui est en nous… Toi, Moi, Tous, sans exception, avoir toujours envie d’une autre nuance, celle qu’on a déjà vécue ou celle que l’on fantasme.

J’ai un plaisir simple dans ma tête mais mille mauvaises pensées se battent ces soirs où je doute de tout.

Partir quelques jours, une ville, une île, un village, peu m’importe, juste des visages inconnus autour.

« Il a fallu que je connaisse 

Ce que la vie a de meilleur, 

Quand deux corps jouent de leur bonheur 

Et sans fin s’unissent et renaissent. »

La possibilité d’une île M. Houellebecq

Fuir le bonheur des Autres

6 septembre 2015

 Photographe Nan Goldin – Moma

Je plonge ma petite cuillère dans le miel puis dans le velouté nature, mon plaisir solitaire du dimanche. Je suis seule pas d’homme du moment, pansement ou de transition, pas d’homme dans ma vie, je ne sais plus si c’est par choix, je m’en persuade sans doute.

Il y a quelqu’un dans ma tête évidemment.

Alors je lis, j’écris pour combler le vide, l’eau boue, je vais boire un thé dans un grand verre, ma madeleine de Proust de ces moments où tu te réveilles avec ce sourire endormi et comblé, un dimanche matin passé.

Mon appartement est un sanctuaire de beaux souvenirs en famille, en amitié, en amour, ils sont près de moi réconfortants. Une solitude accompagnée qui m’aide a attendre des jours meilleurs. 

Mon visage tuméfié me fait mal, j’évite les miroirs, il est peut être temps d’arrêter cette frénésie de sorties, d’essayer de rester un peu seule.

La solitude me fait tellement peur.

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