La solitude des gens trop entourés.

Il est 18:08 nous sommes le 1er janvier, j’ai passé ces derniers jours à manger, boire et rire. Je me retrouve seule, plus personne ne partage ces moments de solitude avec moi la plupart du temps. Le faux célibat a beaucoup d’avantages mais quelques inconvénients, on ne peut rien promettre ni projeter avec l’autre, rien n’est prévisible, rien n’est acquis, tout se joue dans l’instant.

Je ne sais plus ce que je veux vraiment, je serais mariée, en couple je voudrais sans doute ce que j’ai maintenant. L’alternative existe-t-elle ? Se contenter de ce qu’on a, envoyer un message sans attendre de réponse, juste ce plaisir égoïste de penser à quelqu’un, de combler ce vide qui est en nous… Toi, Moi, Tous, sans exception, avoir toujours envie d’une autre nuance, celle qu’on a déjà vécue ou celle que l’on fantasme.

J’ai un plaisir simple dans ma tête mais mille mauvaises pensées se battent ces soirs où je doute de tout.

Partir quelques jours, une ville, une île, un village, peu m’importe, juste des visages inconnus autour.

« Il a fallu que je connaisse 

Ce que la vie a de meilleur, 

Quand deux corps jouent de leur bonheur 

Et sans fin s’unissent et renaissent. »

La possibilité d’une île M. Houellebecq

Barbarie Amoureuse #5

16 février 2016

 
Inspiration Purple  

Il ramène une fille dans son lit comme on se désaltère, naturellement sans une once d’effort, de culpabilité ou même d’envie, instinctivement. Il s’étonne parfois de leurs mauvaises réactions, comme un enfant pris en flagrant délit la main dans le sac à bonbons. Pour lui, il n’y a pas de mal, il chasse, il séduit, il emballe comme nous respirons.

Sa danse de séduction comme celle d’une araignée-paon peut durer plusieurs mois, douce, légère, parfaitement dosée. Quelques messages, des compliments, s’intéresser sans vraiment s’attarder, du travail d’orfèvre. Il arrive à pas de loup, avec son sourire ravageur, ses morceaux de peau, on imagine son regard quand on entend ses éclats de rire, le soir tard du fond d’un lit désespérément vide.

J’ai été sa proie, comme il aurait pu être la mienne. Et j’ai aimé ça.
Je savais exactement ce qui allait se passer, je savais qu’on se plairait, je savais que nos langues comme nos peaux s’emmêleraient parfaitement au premier regard, très près du premier baiser.

Deux sentimentaux égoïstes se croisent dans une ville, il est peut-être 19h, l’heure de manger un risotto aux truffes arrosé de gin-tonic. Aucune logique comme la suite.

Puzzle

2 septembre 2015

 Josh Pence – Photographe Hedi Slimane 

L’Envie

Obnubilante.

J’ai ces idées, ces images, ce désir qui me bouffent le cerveau depuis ce matin, je pense à Lui toutes les deux secondes, à son corps, à son odeur, à sa voix, à son souffle dans mon cou. Il ne faudrait jamais connaître cette sensation, quelques heures d’envie, quelques minutes de plaisir pour deux secondes orgasmiques et des semaines de frustration. Il partagerait mon lit chaque soir qu’évidemment je n’en voudrais pas que je ne le désirerais pas avec autant d’intensité, je ne sais même pas s’il le sait, s’il s’en rend compte. Je freine mes ardeurs par les mots pour éviter de lui faire peur. C’est effrayant le désir il paraît.
Alors je me tais, j’attends, je me consume de l’intérieur.
Je vais finir à ce rythme en combustion spontanée.

Il se passera bien quelque chose avant.

Les Collectionneurs 

25 août 2015

  The Selby

« L’inconnu, c’est toujours excitant…  » dit David Lynch. 

Je pourrais écrire jour et nuit sur les « Amoureux de l’éphémère« . Il n’y qu’à lire ici pour s’en rendre compte. Une véritable obsession. Je les aime, ils me comprennent, ils sont comme moi. Il y a ceux qui collectionnent les beautés féminines ou masculines, d’autres les belles montres ou de beaux bolides. Ils ne se contentent jamais de l’exclusivité, ils sont fidèles à leur infidélité.
Pourtant depuis quelques jours, j’ai cette envie de voir toujours le même pour partager avec lui des choses simples mais un tout petit peu plus que manger, boire et baiser. Mais ce n’est pas si évident de croiser le chemin d’une personne qui éclipserait la liberté, la découverte, la nouveauté, ces moments surprenants d’un célibat affirmé.

Chose étrange, je commence à me lasser même de la nouveauté. Plus personne ne me surprend, ne m’intrigue, ne fait augmenter mon rythme cardiaque au ding de mon téléphone. C’est d’une tristesse, ces mêmes belles gueules, ces corps parfaits, leurs intelligences à la limite de la prétention comme si je devais manger mon plat préféré trop souvent.

Il y en a bien un ! Qui pourrait être un harem à lui tout seul, rassurant et excitant, peut-être qu’il est là à côté de moi mais que je ne le vois pas. Peut-être que je m’expose trop ici.

A croire que l’Amour de la nouveauté rend lui aussi aveugle et sourd.

Désir en suspens

17 août 2015

  Rue du petit chantier Marseille Instagram @miss_isajane

Les vacances commencent pour certains, se finissent pour d’autres. On a encore envie de faire l’amour un peu plus souvent que les autres mois de l’année.

La peau dorée, les tenues plus légères, le corps affiné jouent en notre faveur. Il y a du sable encore un peu au fond des sacs, des lunettes de soleil aux verres rayés et un roman à la jaquette usée. Les journées se réduisent comme pour nous préparer au changement de rythme, on y pense en regardant les clairefontaines envahir les rayons, les factures s’accumuler sur la table et cette envie d’aller s’acheter une nouvelle paire de bottes.

Moi ce soir je n’avais qu’une seule envie et ce n’était pas de mesurer 7 cm de plus.

J’ai imaginé toute la journée que j’allais le revoir que ce serait encore plus excitant que la première fois. Il y a ce mélange comme quand on goûte une nouvelle fois à quelque chose de très bon avec encore des tas de choses à découvrir que l’on n’a pas pu assouvir.

Les deuxièmes fois sont révélatrices d’un désir suivi d’un point ou de trois, elles déterminent souvent la suite des événements, un jamais deux sans trois ou un plus jamais.

L’été prend la pente douce vers l’automne… Mon désir est en suspens.

Improvisons.

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