Palpitant

5 mai 2017


Photographe Cass Bird

L’Amour comme au cinéma, l’Amour devant les caméras. Le temps est venu, ou c’est si triste d’être des inconnus. Fini d’être intimidée même dans le péché. On vit une télé réalité, une vie instagramée.

Les draps sont encore chauds d’une autre peau et déjà on ne fait plus parti d’un fil d’actualité.
Je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’ai liké.
Conséquence ou vérité ?

Oh mon amour, tu n’es plus la vague ni l’irrésolu. Tu es filtré et déjà nu. Je rêve d’une vie sans onde, d’un amour primaire. Fais moi taire.

Etre heureux. Seuls au monde, sans phare et mon sourire de Joconde. Quelques pistaches, deux 51 et tout va bien.

L’Amour physique a une issue, viens on part loin sans retenue. Je ne sais pas si tu vois ces étoiles, une vie loin de la toile. J’ai le cœur palpitant, le souffle mis à nu.

Je ne préfère plus rien qu’un couple d’apparence. Raconte moi ce que tu penses. On a des absences. Tu me panses et je te pense.

Rentrons en amourance, jamais d’amour rance.

photographe http://instagram.com/edouardpaturel

Peu importe le degrés d’attention de l’autre, si on ne l’aime pas il y en aura toujours trop et si on l’aime il n’y en aura jamais assez.

L’amour est sans fond ni limite, il reproche, étouffe, s’épuise seul.

Tu ne me regardes plus, je voudrais être éternellement celle pour qui tu te retournes, celle qui illumine ton regard, celle qui te fait bafouer et rougir.

J’ai été cette femme qui attend 5 heures pour le voir 5 minutes, j’ai été son ennemie aussi qui l’a au quotidien qui ne rêve que d’être celle qu’on cache. J’ai été la femme, j’ai été la maîtresse, j’ai été l’infidèle. La richesse des sentiments des plus bas aux plus précieux.

Tout me paraît si fade aujourd’hui comparé à ces amours impossibles, interdits, dangereux. La banalité ne me sied. Alors je cherche la faille, la vivacité d’un élan amoureux. En retour je n’ai que retenue, mesure… et même silence.

Mon Amour même fort a horreur du vide.

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