Le désir se nourrit de la frustration

22 avril 2017

http://instagram.com/charleenweiss

Le désir se nourrit de la frustration…
Ma vie est devenue une mauvaise comédie romantique.
Je n’écris plus, on me dit que j’ai l’air heureuse.
J’étais une célibataire toujours accompagnée, je suis maintenant bien plus souvent seule ce qui est paradoxale.
La monogamie, la fidélité, la stabilité demandent des concessions notamment celle d’attendre les moments où deux plannings trouvent une pause.

Alors je passe mon temps à avoir envie de lui, à imaginer ce que l’on va pouvoir faire, à me souvenir des dernières heures passées ensemble, à regretter celles qui passent trop vites, une série de moments sans lui pleine de son odeur.
Il y a juste cette incapacité totale à vivre l’instant présent même heureux, même intense, j’ai cette fâcheuse manie à vivre dans le passé et même dans l’avenir. On me parle, je suis ailleurs, avec lui. Et quand il est là, je disparais comme engloutie pour mieux me souvenir plus tard. J’aime nourrir mon être de ces moments comme s’ils étaient les derniers, comme si j’allais le quitter. Je suis une ogresse, je suis barbe bleue, je suis dans l’excès.

J’ai ce refrain dans la tête, je vous épargne Indochine.
Mon cœur est en guimauve, je n’ai vraiment aucune empathie pour ce que je deviens. Ne t’en fais pas, ça ne durera pas.
En attendant je relis La prospérité du vice.

%d blogueurs aiment cette page :