La Femme d’à côté 

8 mars 2017

« Quand j’avais 15 ans, il m’arrivait de me plaindre du manque d’attention de mes petits copains, plus préoccupés par leur KTM que par mes petites fesses.
Quand j’avais 20 ans, il m’arrivait de me plaindre de la jalousie de mon premier amoureux qui m’empêchait de porter des tenues sexy et qui m’a remplacée par une fille qui l’était bien plus.
Quand j’avais 25 ans, il m’arrivait de me demander si un jour j’allais enfin rencontrer un homme stable alors que je passais mon temps à minauder devant serveur, chanteur… et autres DJ à la petite notoriété locale.
Quand j’avais 30 ans il m’arrivait de me plaindre du manque d’engagement de celui que j’avais désigné comme l’homme de ma vie, le père de mes futurs enfants, mon nouveau père… Qui passait son temps à me couvrir de cadeaux, de voyages. Mais moi je ne voulais qu’une seule chose ou plutôt plusieurs qui crient, qui pleurent, qui mangent et qui chient.
Quand j’avais 35 ans, il m’arrivait de me plaindre du manque d’attention de ce même homme tous les soirs présent depuis plus de 10 ans. »

Quand j’ai eu 40 ans, il m’arrivait de penser à ces 25 années de vie amoureuse, familiale pleine et intense et j’avais cette sensation bizarre que le meilleur était passé, alors que je n’avais fait que râler.
En 2012, je suis partie de chez moi et un nouveau chapitre s’est ouvert… Depuis vous suivez mes aventures, mes projets, mes amours, mes désamours, la vie de mon double Alabama… Je vais bientôt avoir 47 ans, je n’écris plus en ce moment , j’ai peur de n’avoir plus aucune raison de me plaindre.
C’est peut-être ça être bien, vivre pour soi sans attendre que le Bonheur, l’Amour viennent des autres, de l’autre… Juste avoir envie de partager ses bons moments avec eux, avec vous, avec Lui.

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