Sexe, mensonges & Schumpeter 

25 juillet 2016

Il faudra bien reprendre un jour, revenir à cet état introspectif habituel chez moi.

Mon constat, les sollicitations ne sont jamais aussi nombreuses que lorsque l’envie n’est dirigée que vers une seule personne souvent inaccessible à court ou long terme. Alors je fais comme si je ne comprenais pas ou je contourne au cas où le besoin d’ailleurs deviendrait salutaire. Garder des plats aux chauds comme on dit entre nous.

Nos grands parents faisaient des stocks de sucre, nos parents d’essence et nous de contacts virtuels… A chacun sa pénurie, sa destruction créatrice, bref son inévitable évolution sociétale. De moins en moins de vraies liaisons et des milliers de possibilités, l’espoir derrière chaque clic comme la promesse d’un amour différent, des prénoms, des pseudos, des photos autant de mythe d’Aristophane impossible… Un ouragan perpétuel, merci Joseph.

En 1989, je faisais des rêves érotiques après avoir regardé 21 Jump Street, Johnny Depp ne ressemblait pas encore à un vieux crade, mon lit était trop petit pour deux, alors j’imaginais plus que je ne faisais. En 1999, ma vie sexuelle était envahie par le quotidien, je n’imaginais même plus autres choses. En 2009, l’envie d’ailleurs a pris le dessus. A 20 ans, on rêve , à 30 on construit, à 40 on brûle, pas encore 50 et j’ai déjà peur ou hâte.

S’il n’a plus de confrontation plus de sentiments ni de construction, il reste peut être la possibilité de quelque chose de nouveau, du plaisir sans les contraintes.

Seule pour toi seulement.

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