Le goût de l’inachevé 

15 juillet 2016

Alphaville de Godard

J’ oscille entre amnésie et mémoire sélective. Alors j’écris le passé.

Parfois on se croise sans vouloir se voir, des frissons parcours notre corps. On se demande comment on a pu même quelques heures, coller son torse contre le sien, le désir sans amour est lui aussi aveugle. La fulgurance de l’instant d’un état second, sans neurone, sans discernement, sans rien finalement même pas une once de désir, juste une décharge respective, un plaisir brut qui une fois assouvi chute brutalement. « Qu’elle parte vite ou qu’il ne se réveille pas… » ça nous est tous arrivé au moins une fois.

C’est le petit matin, on rentre accompagné, la musique bourdonne dans nos oreilles, notre pas est dansant, ce temps du court qui file à toute allure. Il n’y aura alors aucun discernement  tout se vit dans l’instant parfois dans le futur que l’on imagine ensemble, totalement désinhibés . Le passé n’est que remords qu’on aurait préféré regrets, une fois revenu à la réalité ou juste pour les plus chanceux d’entre nous un doux et vaporeux souvenir.

La vie sexuelle libre d’un homme n’a pas que des avantages, parfois il est aussi une femme. Une seule chose nous est commune, le goût d’ailleurs est toujours meilleur,

quelques secondes.

Je rentre seule, je suis désespérante.

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