Tuer le temps 

21 juin 2016

TheLoversAndDriftersClub

La ville est complètement bloquée, il est 17h. Être la tête ailleurs dans leur vacarme plein de testostérone.

Je ne pense qu’à une seule chose, fumer cette putain de cigarette, je n’ai jamais envie si tôt.

Il n’y avait pas vraiment de signes avant-coureurs, j’étais bien, même après son départ, presque trop sereine pour être honnête, je le sentais content, j’étais son reflet pleine de patience. Il suffit parfois d’un mot, d’une intonation et tout bascule dans le mal. Cette sensation d’impuissance, à seulement 3h pour des milliers de kilomètres, il a déteint sur moi.

Je suis enfin arrivée, je me gare, je sors mon paquet, je me raisonne, je ne fume pas, j’avance d’un pas décidé vers des tâches qui me prennent ce temps sans penser, ce temps à tuer, j’agis pour ne plus réfléchir. Il arrive quand même cet instant où il n’y a plus rien à faire, où tu te retrouves seule, où tu relis les messages, ou ton cerveau s’emballe et rattrape ton cœur. Pas un matin sans penser à lui depuis 4 mois, pathétique mais avec le sourire.

Je ne sais pas ce qu’il se passe, je sens la fin, l’exécution, le sacrifice, la sentence qui va tomber, la phrase est aussi pourrie qu’une fête de la musique « Je veux oublier Marseille, et Marseille c’est toi. »

Je me rattraperai jeudi. Le pire dans tout ça, c’est qu’il n’y a personne pour remplacer le vide.

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