L’école des femmes

En juillet 2010, j’écrivais ce texte sans savoir qu’un an plus tard je serais devenue une femme libre… Ce soir je me relis, je ne me reconnais plus dans mes désirs, mes souhaits, mes mots. Je me fais penser à ces femmes que je croise de temps en temps qui sont tiraillées entre l’image publique sociale et la réalité d’un quotidien étouffant même s’il est plus qu’agréable.

« Quand on la regarde faire les boutiques, se pavaner à la plage, danser sur des dancefloors improvisés, elle va bien la femme qui promène mon corps. Elle paraît extrêmement enjouée, heureuse, certains disent pimpante. La même se regarde en se démaquillant, en se déshabillant, rentrant trop tôt ou très tard, elle me dévoile alors ce regard et ce corps tristes, une fois les lumières publiques et les boules à facettes éteintes. Tout ce qui la frôle ne l’intéresse plus, elle veut l’inaccessible libre et lointain.

Elle vit avec un Prince mais ça ne lui suffit pas. Elle veut tout et même plus. Elle veut la place du Kalif, elle veut être aimée, admirée, vénérée. Elle veut être le Roi, enfoncer sa queue dans des chattes dégoulinantes de désir. Lécher leur jus. Les inviter à déjeuner, les séduire puis les détruire. Elle veut balancer ses états d’âmes et ses sentiments. Ne plus rien ressentir, juste des envies et des plaisirs éphémères avec des filles aux culs faciles et aux cerveaux difficiles. Des rendez-vous courts et intenses. Prendre la route, le train, l’avion, juste pour une nuit ou quelques heures. Lui enfoncer une bien dure dans la bouche, la retourner et lui défoncer son cul de petite bourgeoise déprimée. » Juillet 2010

La liberté a d’autres défauts. Les femmes ne sont jamais satisfaites, je ne suis pas une exception.

Tuer le temps 

21 juin 2016

TheLoversAndDriftersClub

La ville est complètement bloquée, il est 17h. Être la tête ailleurs dans leur vacarme plein de testostérone.

Je ne pense qu’à une seule chose, fumer cette putain de cigarette, je n’ai jamais envie si tôt.

Il n’y avait pas vraiment de signes avant-coureurs, j’étais bien, même après son départ, presque trop sereine pour être honnête, je le sentais content, j’étais son reflet pleine de patience. Il suffit parfois d’un mot, d’une intonation et tout bascule dans le mal. Cette sensation d’impuissance, à seulement 3h pour des milliers de kilomètres, il a déteint sur moi.

Je suis enfin arrivée, je me gare, je sors mon paquet, je me raisonne, je ne fume pas, j’avance d’un pas décidé vers des tâches qui me prennent ce temps sans penser, ce temps à tuer, j’agis pour ne plus réfléchir. Il arrive quand même cet instant où il n’y a plus rien à faire, où tu te retrouves seule, où tu relis les messages, ou ton cerveau s’emballe et rattrape ton cœur. Pas un matin sans penser à lui depuis 4 mois, pathétique mais avec le sourire.

Je ne sais pas ce qu’il se passe, je sens la fin, l’exécution, le sacrifice, la sentence qui va tomber, la phrase est aussi pourrie qu’une fête de la musique « Je veux oublier Marseille, et Marseille c’est toi. »

Je me rattraperai jeudi. Le pire dans tout ça, c’est qu’il n’y a personne pour remplacer le vide.

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