Aristophane est parti

14 avril 2016

Je ressasse mes états d’âmes comme on suce la même queue pendant des années par Amour.

Il est parti. Il ne va pas me manquer même si je lui ai dit le contraire tous ces derniers jours, ce que je ressens est bien pire, j’ai la sensation qu’on vient de m’enlever ma légèreté, mon envie, mes rires qui ont rythmé ces dernières semaines. Ce n’est pas un simple nouvel amant qui a partagé mes nuits, j’avais cette sensation d’évidence, de fluidité comme si je n’avais plus besoin de formuler. Un double au masculin. Zeus vient de nous punir, « embrassés, enlacés l’un à l’autre, brûlant de n’être qu’un, ils mouraient de faim et d’inaction, car ils ne voulaient plus rien faire l’un sans l’autre. »

Le Banquet, c’est ce soir dans ma tête.

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