Un sale rêve 

28 mars 2016

 Photographe Pierre-Ange Carlotti

L’oxymore est une constante comme si tout n’était que contradiction depuis le début entre nous.
A quelques mètres du sommeil profond, l’incompréhension, la mienne. Cette envie de plonger la tête sous l’eau, de noyer mes doutes, de prendre un bain salvateur.

Comment tout peut basculer en quelques heures, je n’ai pas pu rester, j’avais besoin d’avaler cette boule, de défaire ce noeud. Il est minuit moins le quart, je n’ai plus sommeil, recroquevillée au bord du lit ma tête est pleine de questions à la con. J’ai envie de m’épuiser alors je m’isole et j’écris.

Allongée ailleurs, je ressens l’angoisse d’un enfant puni sans qu’il ne sache pourquoi, l’orgueil prend alors le dessus, je reste confinée dans mon amour propre. Je passerai cette nuit dans ma solitude accompagnée. Une cloison en guise de séparation, finalement si peu par rapport à tout le reste qui n’aurait jamais dû nous rapprocher.

Tout ça n’est qu’une interprétation qui comme tout détail peut être fatal.

Cette nuit je la vis comme si c’était la dernière mais sans sueur, sans jouissance, sans crachat, sans éclat de rire, sans pleur, ni heureuse ni triste. Dans l’indifférence totale du fantasme une fois assouvi, du foutre plein le ventre. Que la chair est faible, que l’esprit est petit.

Les enfantillages peuvent être parfois plus violents que des coups de poings.

Faite de beaux rêves.

Le mien se termine, je vais pourvoir m’endormir.

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