Sentiments décousus 

21 mars 2016

Photographie @nightydrunklovers

L’oxymore se manie avec délicatesse, à force de maladresse on peut l’effrayer.

Chacun appréhende la frustration à sa façon. Légèrement sur la défensive ou par la justification systématique, on appelle ça mal la gérer. Le constat, une sorte d’incompréhension continue entre deux êtres qui n’ont envie que d’une chose se rapprocher. Comme deux petits « animal » échaudés ou ne parlant pas le même langage, sauf allongés.

Il est 18h30, j’attends mon bus alors évidemment j’ai la tête dans mon iPhone ou je regarde défiler les immeubles cossus et les quelques bâtiments modernes ratés, je sais que cette envie inassouvie  n’est pas une bonne conseillère. Je veux mais j’ai été mal habituée alors j’occupe mon cerveau pour éviter qu’il ne commande les mauvaises informations à ma bouche.

La fragilité de l’instant reflet de cette histoire, tout est si flou et pourtant l’évidence est là. Le manque m’envahit dès que son odeur d’égoïste n’a laissé que quelques effluves sur l’oreiller. Je sais que vous me comprenez qui n’a jamais vécu ce sentiment étrange que l’air manque que plus rien autour n’existe à part son retour dans des bras prometteurs.

Je suis une éponge gonflée de désir, et je n’ai que les mots pour être avec lui.

C’est ma correspondance imaginaire.

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