Un long instant

17 mars 2016

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« Nous n’étions qu’un moment.

Le temps d’un rêve. Chapeaux de sables balayés par le vent. L’orchestre, enfin, s’exécute. Un Chef d’œuvre de séduction pervers sans mauvaise intention. Emballé, pesé, consommé, pour seul regret peut-être, un caprice trot vite assouvit. J’ai tatoué ton nom sur le mur de mes souvenirs. France, la jeunesse n’a pas d’âge.
Sentir, sous l’étreinte, cette belle viande s’ensevelir dans les méandres de tes draps. Une balle perdue. Pauvre animal blessé, qui saigne, s’agite et gémit. Le parfum du sang mélangé à celui du gingembre. Ca me fait jouir. Pourtant, ton clito ne cesse de clignoter, l’heure de l’intime confidence vient remplacer le décor d’une nuit improvisée à l’hôtel de passe.
Je te reconnais toi poupée qui m’a longtemps ignoré. Désormais que tu me tiens par le bout de la queue, la crainte de te déplaire m’envahit. Ce sont mes mains qui me trahissent. Lourdes et maladroites, elles viennent t’attraper par la nuque pour te retourner et te serrer fort de la gorge jusqu’à la fessée. Mon membre gonfle tout entier dans ta petite bouche pour te rassasier de flux créateur.
Souviens-toi, à quand remonte la dernière fois que tu as vécu un moment pour la première fois ? N’étions-nous que cet instant précis ? Je veille à garder un œil ouvert, car je crains que le sommeil me tende un piège et que mon désir pour toi, muse immortelle, ressuscite en moi demain dès les premières lueurs du soleil. »

K.

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