Barbarie Amoureuse #5

16 février 2016

 
Inspiration Purple  

Il ramène une fille dans son lit comme on se désaltère, naturellement sans une once d’effort, de culpabilité ou même d’envie, instinctivement. Il s’étonne parfois de leurs mauvaises réactions, comme un enfant pris en flagrant délit la main dans le sac à bonbons. Pour lui, il n’y a pas de mal, il chasse, il séduit, il emballe comme nous respirons.

Sa danse de séduction comme celle d’une araignée-paon peut durer plusieurs mois, douce, légère, parfaitement dosée. Quelques messages, des compliments, s’intéresser sans vraiment s’attarder, du travail d’orfèvre. Il arrive à pas de loup, avec son sourire ravageur, ses morceaux de peau, on imagine son regard quand on entend ses éclats de rire, le soir tard du fond d’un lit désespérément vide.

J’ai été sa proie, comme il aurait pu être la mienne. Et j’ai aimé ça.
Je savais exactement ce qui allait se passer, je savais qu’on se plairait, je savais que nos langues comme nos peaux s’emmêleraient parfaitement au premier regard, très près du premier baiser.

Deux sentimentaux égoïstes se croisent dans une ville, il est peut-être 19h, l’heure de manger un risotto aux truffes arrosé de gin-tonic. Aucune logique comme la suite.

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