L’après-minuit d’une fauve 

12 février 2016

  
J’ai imaginé sa queue comme une gourmandise interdite. La culpabilité m’est douce au palais.
J’ai commandé un gâteau au chocolat avec un coeur fondant à la noisette, comme une enfant mal élevée, j’ai posé le bout de mon index gauche là où c’est mou et chaud, je l’ai regardé en portant à mes lèvres la douceur, j’ai légèrement ouvert la bouche, j’ai posé le bout de mon doigt sur ma langue et je l’ai retiré doucement en fermant les yeux. Il me regardait en souriant.
« ça à l’air bon, tu me fais goûter ? ».
J’ai toujours aimé partager mon dessert. Il paraît que c’est plutôt rare.

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