Meurtres en série 

14 octobre 2015

Joni Harbeck par Neil Krug

Il est reparti et j’ai envi d’hurler.

Je relis ces derniers messages sur le quai, j’embrasse l’ecran de mon iPhone, il y a cette photo de nous qu’il vient de m’envoyer. Je suis pathétique, totalement éprise, je ne sais pas si c’est le manque de nicotine ou déjà son odeur. Pourquoi c’est toujours à moi que ça arrive ? Pourquoi il est venu me reparler ? Pourquoi il ne vit pas ici ? Pourquoi il est si beau ? Pourquoi j’ai envie de sa peau tout le temps ? 
Il va falloir attendre deux semaines, une éternité. Je deviens folle, totalement schizophrénique, passer continuellement d’une vie à une autre. J’ai l’impression de tout gâcher, de ne rien vivre pleinement, mon travail, ma famille, mon amour… Je bâcle tout. J’ai posté cette photo de moi nue ce matin, il n’y a que lui qui peut la comprendre, et même s’ils pensent tous qu’elle est pour eux, je m’en fous, il s’en fout. Notre univers est public, l’intime n’existe plus, tout n’est que déballage. Qu’est ce qui est le plus intime une paire de seins ? Ou mettre une photo de son couple en profil pic ? Chacun fait ce qu’il veut tant qu’il assume.

J’ai enfin trouver celui qui me comprend, qui apprecie mon goût pour la provocation, qui gère mes états d’âme et ma spontanéité. Il m’aime pour ce que je suis depuis longtemps et je ne le voyais pas.

Il n’a qu’un seul petit défaut, il vit à 800 bornes mais c’est finalement bien moins handicapant qu’une demie-molle à domicile.

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