Célibat accompagné

2 août 2015

 
Avant l’autre était souvent le même, ça se comptait en année. Aujourd’hui il n’y a plus vraiment d’autre, ça fait un an.

j’étais dans mon lit, en Corse, sans lui, j’essayais de ne pas craquer, de me tenir à ma décision d’arrêter cette histoire. Plus pour le mettre à l’épreuve que pour d’autres raisons, quitter pour savoir si l’autre nous aime est une façon comme une autre de se faire du mal mais c’est assez efficace. Un mois plus tard une nouvelle dormait à ma place, j’imaginais sa tête s’enfonçait dans l’oreiller, ça a le bénéfice d’éviter de regretter.

Cette première année de célibat fût plutôt positive, je me sens mieux, je ris plus souvent, quelques hommes et femmes ont partagé de bons et de mauvais moments avec moi. J’ai désiré, aimé, détesté aussi, j’ai même un peu minci, il faudrait que j’arrête de fumer pour garder encore un peu mes seins, Ça peut toujours servir.

Il est 22h, je souris devant mon écran comme une ado devant snapchat. Je lis les réponses à des questions indiscrètes, j’aime qu’on me raconte, qu’on me détaille et il s’exécute avec la finesse et le piquant des hommes qui savent plaire aux femmes comme moi.
Je suis curieuse d’en savoir plus. Je vais sans doute le regretter, nous sommes trop souvent du même avis. Il vient de me répondre  » Tu es comme moi ! ».

On va se faire du mal et ça pourait être tellement bon quelque part entre L’Isle-sur-la-Sorgue et Toys R Us.

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