L’été meurtrier 

30 juin 2015

  Instagram @ alhabama_duel
Je ne sais pas pourquoi je pense à ce film, à cette robe rouge, au mal que peut faire une femme, à l’amour fou, à l’amour à sens unique, à Mister Iceberg… Conséquences ou vérités ? Modestie ou vanité ? Blond ou brun ? 
J’ai le choix. Il est 20h et je suis en avance, même pour un rendez-vous improvisé.

Je suis de ces personnes à l’apparence déconstruite, construite sur des fondations stables. Ce soir, c’étaient des sessùn de 5 cm. Je suis de ces femmes à l’attitude instable, maîtrisant sa deuxième vie comme un contre-maître teuton. Je ne suis qu’une image futile parfaitement structurée. Je ne parle pas de cette partie de ma vie, ça n’intéresse personne une vie de femme normale.

Il est 20h30, il fait peut être 33 degrés, nous sommes un mardi soir dans une grande ville française, l’inauguration de cette boutique a du succès, il y a beaucoup de blondes sur les trottoirs. Nous fumons à l’extérieur, le temps de faire le nombre de bises qui font l’endroit.
Il est 21h30, je dîne seule, en attendant que la machine à laver finisse d’essorer, de la bohémienne et du riz en lisant du John Fante. 
L’été est là, je pars bientôt, je vais laisser ma panoplie stable une quinzaine de jours, juste le temps de me faire un peu peur.

La rhétorique est toujours la même, j’ai envie d’autres choses, je ne sais pas vraiment de quoi, alors je fonce dans le carrelage.

Mister Iceberg aime l’amour on the rocks

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