La fascination du pire

28 juin 2015

J’ai lu ce livre il y a longtemps, j’en ai un souvenir flou du pire, et intense du meilleur comme une partie de mon week-end. Oublier le pire et n’apprécier que le meilleur. Pas de demi-teinte, ces 48h furent totalement folles.
Je suis montée dans le grand huit de toutes la gamme des sensations, de la jouissance extrême au dégoût ultime. Vivre sa vie comme on dévore des séries en deux jours.

Un vendredi soir qui devait être le calme prélude à un samedi de fête, les deux nuits furent démentes, irréelles comme cette maison dans les arbres surplombant l’immense miroir bleu noir où se reflétait la lune. Des beautés sensuelles, un mélange de simplicité au style sûr soupoudré de bons mots hyper sexués, des femmes immenses qui dansent comme possédées, des pygmalions autour prêts à jouir dessus sans retenu. Des envies de mélanges improbables des huîtres au wasabi, des corps étrangers qui s’enlacent, des discussions farfelues autour d’une immense paella, des pêches à l’anis, des baisers au goût de gingembre.

Je sautillais heureuse, oubliant ce pire que je venais de vivre quelques heures plus tôt, oubliant tout.

Dans ces moments intenses de vie, il me plait de me poser quelques minutes, j’ai mon dos contre le mur entre deux portes, je regarde deux marches plus bas ce patchwork de personnalités quasi impossible à réunir un même soir. Je ferme les yeux et j’imprime au fond de mon cerveau, ce beau moment, ces gens talentueux, tous un peu fous. Le temps passe tellement vite que parfois de vivre les choses sans pause, sans les fixer, on a du mal à vraiment les apprécier pour se les remémorer plus tard.

Il est 23h, les invités sont tous face à la mer, le ciel gronde de mille couleurs, je suis cachée derrière l’homme à la jeunesse éternelle, je ne prends pas de photo… Je ferme mes yeux.

Merci Fanou

I miss you – The Rolling Stones

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