Paroksusmos

17 juin 2015

 Île du Levant, Île du Titan © Olivier Amsellem, 2013-2014

Il y a peu de temps nous étions encore seuls au monde.

C’est très étrange comme sensation, ce dégoût de l’être tant aimé ou simplement tant désiré.

Comme peut-on passer d’un extrême à l’autre… Il faudrait s’en souvenir quand nous sommes au plus bas. Comme une décharge électrique quand le chagrin amoureux est à son paroxysme, quand nous n’arrivons même plus à respirer, il faudrait à cet instant précis, la tête enfoncée dans l’oreiller trempé de larmes, un bon coup de tazer, avoir cette lueur de lucidité qui sait que dans peu de temps, je ne me souviendrai même plus du goût de ses lèvres, ses messages je n’aurais même plus le temps de les lire ni l’envie de lui répondre. Mais ce n’est jamais comme cela que ça se passe, nous nous morfondons comme des cons.

Heureusement le sourire d’un autre nous fait oublier tout ça et le manège repart.

Je suis consciente mais plus consentante alors je me répète en boucle mon nouvel adage : « Seulement du plaisir sans souffrir. ».

Les gens comme moi me font peur.

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