The smell of the fate

8 juin 2015

      Photographe Hedi Slimane http://www.hedislimane.com/diary/

J’ai passé ces deux jours en apesanteur.

Ne penser à rien. Rire, danser, croiser de nouveaux regards, parler à des inconnus, voilà la programmation idéale d’un festival que je ne pensais pas si bien revivre. Le temps efface tout, les plus grandes joies, les peines et les amours passés.
Black Strobe s’échappe, Il ne reste plus que quelques minutes, les dernières notes rebondissent sur les pierres centenaires, les lumières rouges s’éteignent, place à la réalité. Je me dirige vers la sortie, je frôle une épaule et je reconnais une effluve qui m’est délicate mais je ne connais pas ce visage. Je reste quelques minutes à discuter près de lui, aux amis des amis, je croise son regard, un peu trop loin pour deviner d’où je connais cette odeur. J’échange un sourire, puis quelques banalités. Et je pars.

Il est 4 h, je suis dans cet immense lit, j’ai envie de me rhabiller pour continuer à danser.

Il est 4h30, je ferme les yeux.

Il est 11h30, il fait extrêmement chaud, les terrasses sont pleines, je relève la tête, un sourire anisé est en face de moi.

Le hasard fait toujours bien les choses.

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