Faire tapisserie

25 août 2013

scenes-chinoises-tapisserie-seriesScènes chinoises tapisserie Osborne & Little chez Sériès

Je pourrais écrire les mêmes sensations de 658 fois différentes. C’est ce que je fais ici. Je suis restée peut-être deux heures contre un mûr à observer sans m’ennuyer jusqu’au dégoût.

J’enchaîne les sorties comme si mes jours étaient comptés, je suis sans rechigner une bande de jeunes gens, de jeunes parents qui fêtent des choses qui me replongent dans un état nostalgique. J’ai 43 ans et dans très peu de temps je n’aurai plus le choix socialement correct d’agrandir ma famille, de donner la vie une dernière fois, de voir mon corps devenir fou, plein d’hormones et de bonheur. Alors j’accepte ces vodka gini sans respirer contre le mûr de ce tunnel incandescent. Il est 4h et je n’ai plus envie de danser, de boire, de ne rien entendre à ce que l’on me dit, j’ai envie de rentrer, de m’échapper, de courir le long du quai, de monter dans un taxi, de voir le soleil se lever les pieds dans l’herbe fraîche, de faire l’amour et m’endormir épuisée.

D’autres font des enfants, moi je suis enfin propriétaire pour la première fois seule. J’avais une bonne raison de m’enivrer, j’ai préféré faire tapisserie. L’obsession du moment, tapisser des mûrs d’un futur proche.

En attendant, démolir pour mieux reconstruire, mais cette fois ce ne sera qu’une partie d’un appartement.

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