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Frédéric Beigbeder sera le prochain rédac chef de LUI. Voilà ce que j’ai lu en me levant bien trop tôt pour mon rythme nocturne.

Je suis une larve.

J’ai bu deux litres d’eau, pris un Nurofen, une vitamine C et mes quatre Gerblé muesli raisin noisette. Rien n’a changé.
Seul point positif à cet état comateux, il anesthésie cette journée devant mon pc à rédiger des articles, choisir des photos sur un thème qui ne m’intéresse plus depuis le premier jour où j’ai accepté ce poste. Avant j’avais une double vie virtuelle, aujourd’hui ma vie professionnelle est virtuelle, tout court.
Mes enfants rentrent bientôt, ils vont se charger de recadrer leur mère qui sort beaucoup trop pour positiver le lendemain.
En attendant, ce terrible mal de tête n’attendra pas une bonne nuit de sommeil pour se calmer, je me charge dès ce soir de l’entretenir. Nous serons assis sur des marches à siroter notre désespoir statique entre deux discutions stériles mais très drôles. Il suffit de quelques regards alentour, pour réaliser l’innocuité de ces soirées où malgré les efforts de certains, un mini short même bien porté ne fait pas le vice.
J’avais mis un jeans un peu grand hier soir mais il ne lui a fallu que quelques secondes pour qu’il comprenne mon désir de rentrer.
Il est bien ce jeans vicieux.

Parano ordinaire

28 août 2013

Je ne compte plus le nombre de fois où l’on m’a raconté que la sœur, le meilleur ami, la collègue, le parent d’élève s’est mis avec tu ne devineras jamais ? En Amour, en désir, en 5 à 7… Une valeur sûre… La proximité.
Je ne le répéterai jamais assez « On ne convoite que ce que l’on voit » pourtant j’en arrive toujours à être jalouse d’un regard fuyant vers une inconnue qui passe, une petite réflexion sur la fabuleuse poitrine de Brigitte Lahaie un dimanche, il y a longtemps sur Arte… Le véritable danger n’est pas en ces créatures, la plupart du temps, inaccessibles, non non… le danger est tapis derrière cette critique récurrente du mauvais caractère de cette nouvelle collaboratrice, ce rire nerveux quand la femme de son meilleur ami dit une connerie, cet entrain soudain a aller courir avec Anna qui doit perdre du poids, mais oui tu sais Anna la petite boulotte mais très sympa du club de sport…
Il y a prescription, il y a quelques années, je ne comprenais pas pourquoi cette jolie brune à qui il manquait un oeil pleurait ce soir là. J’étais arrivée à l’improviste dans le club où nous travaillons tout les trois, mon mec, elle et moi. Ce soir là, je ne devais pas bosser et j’avais décidé sans le prévenir de passer m’amuser un peu avec quelques amies. Il fût surpris mais ne laissa rien transparaître. J’avais mis son attitude sur le compte de son professionnalisme et de notre dispute de la veille… En fait la jolie brune que j’appréciais beaucoup, avec qui je partageais mes pourboires et quelques fous rires, la fille qu’il trouvait très jeune et un peu con con… et bien il se la tapait dès que j’avais le dos tourné. Je l’ai su le lendemain de notre rupture quelques jours plus tard.

Elle semblait si inoffensive. « Gentil n’a qu’un oeil ! » Pourtant.

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Les raisins de la colère avec Brigitte Lahaie

Faire tapisserie

25 août 2013

scenes-chinoises-tapisserie-seriesScènes chinoises tapisserie Osborne & Little chez Sériès

Je pourrais écrire les mêmes sensations de 658 fois différentes. C’est ce que je fais ici. Je suis restée peut-être deux heures contre un mûr à observer sans m’ennuyer jusqu’au dégoût.

J’enchaîne les sorties comme si mes jours étaient comptés, je suis sans rechigner une bande de jeunes gens, de jeunes parents qui fêtent des choses qui me replongent dans un état nostalgique. J’ai 43 ans et dans très peu de temps je n’aurai plus le choix socialement correct d’agrandir ma famille, de donner la vie une dernière fois, de voir mon corps devenir fou, plein d’hormones et de bonheur. Alors j’accepte ces vodka gini sans respirer contre le mûr de ce tunnel incandescent. Il est 4h et je n’ai plus envie de danser, de boire, de ne rien entendre à ce que l’on me dit, j’ai envie de rentrer, de m’échapper, de courir le long du quai, de monter dans un taxi, de voir le soleil se lever les pieds dans l’herbe fraîche, de faire l’amour et m’endormir épuisée.

D’autres font des enfants, moi je suis enfin propriétaire pour la première fois seule. J’avais une bonne raison de m’enivrer, j’ai préféré faire tapisserie. L’obsession du moment, tapisser des mûrs d’un futur proche.

En attendant, démolir pour mieux reconstruire, mais cette fois ce ne sera qu’une partie d’un appartement.

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C’est un retour, un retour de vacances.

Les couloirs moquettés sont vides, les stagiaires sont partis.

Si j’étais une femme jeune et enjouée, je vous écrirais ma vie formidable, la plage, les cocktails, ma nouvelle robe, les endroits merveilleux que j’ai visités, ce superbe bougainvillier… Pour cela il y a les réseaux sociaux, alors tout les jours nous postons ces photos insignifiantes que les filtres rendent acceptables. Ces images, ces moments sont des réalités mais derrière il y a toujours ce côté sombre, insatisfait qui a peur que le bonheur ne se sauve comme il sait si bien le faire.

Je suis tellement bien que j’en ai la frousse.

Ce n’est jamais bon signe quand je reviens ici.

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