Break up

28 mars 2013

Break Up from Matthew Frost

Il est 22h, je suis accroupie devant une des fenêtres, je fume en fixant les voitures garées dans la rue.

J’attends en regardant les phares défiler, j’attends un vrombissement spécifique qui ne viendra plus jamais, je le sais, je le sens mais j’ai encore à ce moment là l’infime espoir d’une fierté mal placée, ravalée.

Ma cigarette n’est pas encore finie et j’ai déjà la tête qui me tourne, je l’éteins, j’avale mon dégoût et je referme la fenêtre.

L’appartement me semble immense et glacial, je retourne dans la salle de bain, le rituel avant de se coucher est le même, le sourire en moins et le rimmel sur les joues en plus.

Il est 22h3o, je suis allongée sur mon lit, je fixe la danse des lumières urbaines sur les mûrs, j’ai froid.

Je me fais le film à l’envers, ce que j’ai fait, ce que j’ai dit, je cherche des raisons, des excuses, des souvenirs.

Les journées et les nuits vont défiler, la douleur va s’estomper. Je le sais ou plutôt l’âge de mon cerveau le sait mais le reste à toujours 17 ans. J’ai mal.

Les amours adolescentes ne prennent décidément pas une ride.

Et cette nuit, j’ai pleuré comme la première fois.

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