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Artiste Gris – Backside Gallery

J’ai ouvert mon cadeau de rupture. Je bois mon thé mélange Noël. J’écris une lettre que je n’enverrai jamais.

On s’aime mais on se quitte, voilà un bon résumé.

J’ai passé mon week-end à essayer d’oublier, et finalement je n’ai fait qu’en parler.

J’ai des doutes plein la tête, je me dis qu’il faudrait que je rencontre quelqu’un vite, que je passe à autre chose, que j’arrête de me refaire le film à l’envers. Il faudrait. Mais je ne vois personne qui pourrait me convenir à faire passer cette pilule amère. Lui est trop jeune, lui n’est pas libre, lui branche tout ce qui à deux seins, lui se cherche, lui ne sait pas ce qu’il veut… Il y a le choix mais je crois qu’une liaison sans lendemain me ferait encore plus de mal. J’ai envie qu’on s’occupe de moi, qu’on me parle de choses qui me passionnent, qu’on me donne envie… Je voudrais retrouver l’Amour sans le chercher. Retrouver cette sensation que tout est léger. Comme ça l’est quand on est amoureux.

Je suis à cet anniversaire vendredi, il y a quelques mois je ne connaissais quasi aucune des personnes invitées. Les filles sont jeunes et belles, j’ai le double de leur âge pour la plupart et pourtant je ne me sens pas différente. Je les écoute me raconter leurs histoires de coeur ou de cul, la problématique sera toujours la même, une relation prend de l’importance après le sexe pour une fille et l’est beaucoup moins pour un garçon une fois la proie emballée. Alors on danse en buvant du champagne pour oublier et faire semblant de ne pas comprendre que Mars et Vénus seront toujours chien et chat. Je sais qu’elle va arriver cette fin de nuit où je suivrai un homme, celui que j’ai aimé ou un autre. Je le regrette déjà.

Pour la première fois de ma vie, je me suis achetée de l’herbe pour m’aider à supporter ces longues soirées où je serai seule.

Collapsus

19 décembre 2012

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Je n’ai toujours pas fait l’arbre de Noël.

Une fin d’année affreusement longue, une série de mauvaises nouvelles, la mort, la maladie, la speudo tromperie et puis voilà, le message qui fait sourire.
Les souvenirs qui meurent doivent être remplacés, mon corps, ma tête, mon coeur détestent le vide. J’ai l’amour propre susceptible et rancunier.
Je donne beaucoup et je n’attends rien en échange mais je ne supporte pas l’indifférence dédaigneuse et la lâcheté.
Alors je souris en lisant quelques lignes, en essayant de penser qu’à des choses chaudes et douces qui pénètrent sans faire de mal. J’ai besoin d’être heureuse et je le mérite.
Mon sachet d’excuses s’est vidé soudainement. Un collapsus amoureux.

Mario Bros n’a plus de vie.

L’Autre, cet inconnu

18 décembre 2012

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Gabriel Moreno – Seize Galerie

On pense connaître l’autre, on pense aussi le changer même si ce sont
souvent ses travers qui nous attirent.
L’âge, l’expérience, la maturité, la sagesse ne changent rien quand on
aime, on est au final toujours un aveugle en souffrance.
Je n’ai rien vue ou plutôt j’ai trouvé mille excuses pour continuer à y croire.
Je me suis même souvent dit que ce n’était que de ma faute, à en
culpabiliser, à vouloir prendre la décision de tout arrêter pour notre
bien et surtout le sien.
Aujourd’hui, je n’ai plus le choix. La décision est une évidence et en
face il n’y a que le silence.
Un silence qui évite une nouvelle discussion stérile.

Après la colère, il y a la souffrance et un jour l’indifférence. Vite.

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Je sais qu’il ne faut pas que je le fasse, il est peut-être 5h du mat, la dernière vodka Get bue un peu trop vite, je regarde le dancefloor se vidait sans le voir et je pars. Il fait froid, je suis seule, je ne comprends pas pourquoi il ne m’a pas rejoint. C’est vrai que je n’ai pas répondu à son dernier message, c’est vrai que j’étais en colère, j’en voulais à la terre entière assise sur ce billard, un peu sonnée d’avoir gâché cette soirée qui avait bien commencé. J’aurais du rentrer me coucher, ne pas chercher à comprendre, le laisser lui et sa jeunesse passer sa soirée et mieux le laisser faire sa vie. J’ai voulu me faire du mal, tester pour la énième fois son attention, qui n’est jamais au rendez-vous dans ces moments là. J’ai tourné la clef, j’ai démarré et j’ai filé pour le retrouver. Faire la paix.

15 minutes plus tard, j’étais garée devant chez lui, mon coeur battait de plus en plus vite, j’étais essoufflée. Je suis sortie de la voiture, j’ai traversé la rue, ouvert le premier portail, traversé la cour. J’ai vu de la lumière, j’avais un pressentiment mais je souriais sans vraiment imaginer. J’ai composé son numéro, j’entendais de la musique, il était là. Pas de réponse, messagerie. Je suis devant la porte, je suis stressée, je fais demi-tour, je vais pour redescendre. Mais non, c’est plus fort que moi, il faut que je sache qui est avec lui.

Je remonte, je tape à la porte, il ouvre.

Et je vois, ce que je redoutais.

Echec et mat.

Reprise

12 décembre 2012

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http://cryingdoesntsolveanything.com/

Les Si ne sont plus d’actualité. La réalité a envahi mon quotidien, les échappées virtuelles se font rares. Il paraît que j’ai l’air mieux.

J’ai finalement ce que je voulais. Je suis avec un homme plus jeune qui mène une vie qui n’a pas besoin de femme.
Ecrire ici n’était plus nécessaire, « se vider du pire » comme disait quelqu’un que j’aimais lire, ne me prenait plus ces matins très tôt ou soirs très tard, seule à la recherche d’une attention néfaste.
Je ne suis sans doute pas plus aimée mais aujourd’hui je le ressens, les autres aussi d’ailleurs, ils me donnent leur numéro comme ils me donneraient l’heure. Dans ce jeu devenu réel, tout le monde sait la vie de l’autre, le cerveau ne s’arrête jamais à la réalité, le cerveau nous fait prendre un bain à 2h du matin avec la plus belle ou le plus beau des inconnus.

Je n’ai pas de baignoire. L’envisager pour mon prochain appartement.

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