Soleil intérieur

20 avril 2012

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Se coucher à 19 h un dimanche soir, ça résume assez bien l’intensité d’un bon week-end.

Enchaîner les soirées comme si nous avions 20 ans, me retrouver dimanche à ce déjeuner sans quitter mes lunettes de soleil, pas parce que j’ai les yeux clairs comme mes hôtes mais juste parce que j’ai en moyenne dix ans de plus qu’eux. Passer la moitié de son temps comme si j’étais en 2000, regarder une silhouette en contre-jour, m’imaginer à quelques heures de vol. J’ai envie de partir, de ne plus penser aux autres, aux rendez-vous, aux contraintes… Ne penser qu’à ma tenue du soir et si je vais prendre une panna cotta en dessert.

Ce soir, je vais danser, pour changer.

Au petit matin, un regard malin m’emportera.

On sera bien, tous les deux sans personne.

Je suis entre deux.
Entre deux lavages de cheveux.
Il  y a des moments décisifs dans une vie, je viens de passer un cap et je me prends en pleine poire les dommages collatéraux. J’ai eu la mauvaise idée d’arrêter de prendre ma pilule, parce que soi-disant ma poitrine est douloureuse et perdre quelques kilos pour rentrer dans un short d’ado. Je suis décidemment très conne et ça ne s’arrêtera jamais.

Hier soir, je me suis pris la tête avec mon ex, ce matin avec mon fils, cet après-midi avec mon patron. Alors en fin d’après-midi, je fais du sport, tellement je m’ennuie de 5 à 7.

Et pendant ce temps là, sur twitter on se demande qui est le sexe fort. Une chose est sûre ce n’est pas le mien.

Itinéraire amoureux

2 avril 2012

The Ardorous chez Vice

Recevoir un message, regarder son téléphone plusieurs minutes, écrire une réponse, l’effacer. Voilà ce que nous sommes capables de faire, peut-être parce que ce message nous ne l’attendions pas ou plus. Il n’y a finalement pas de secret, il suffit de se dire que cette position d’attente n’est pas ce que nous désirons. Pourquoi persister et chercher la difficulté,  le dédain, se faire malmener l’amour propre. Pourquoi être triste, inquiet pour quelqu’un qui se trouve toujours des excuses imbuvables.

Ce n’est jamais simple tant que ce n’est pas authentique, l’amour ne se pose pas toutes ces questions, ne manipule ni ne manigance, ne calcule rien, il se vit sans réfléchir. Je suis bien, j’ai envie de te voir, je t’appelle, je te réponds… On s’aime.

Il y a 22 ans, je fête mes 20 ans, nous sommes sur une petite barque de pêcheur amarrée à la Baie des Singes.

Il y a 17 ans, je fête mes 25 ans, nous sommes au Bal à Saint Tropez.

Il y a 15 ans, je fête mes 27 ans, nous sommes dans un vieux garage à bateaux au Bain des Dames.

A ces trois moments de ma vie, je n’avais aucun doute, j’étais amoureuse.

Dans moins de deux mois, je vais fêter mes 42 ans.

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