La fragilité des apparences

5 mars 2012

The Selby

Les gens heureux n’ont finalement pas grand chose à raconter, je ne suis pas une exception.

Le goût d’ici à maintenant la saveur d’ailleurs, je vis l’imparfait ce que j’avais imaginé, fantasmé, rêvé les dernières années de ma vie de famille parfaite. Je voulais être libre, je le suis, je peux même me permettre de me plaindre ou d’être malheureuse, on pourrait finir par me croire. Mes posts se raréfient, après des années à noicir un quotidien, j’en oubliais presque de le vivre, enfermée dans cette chambre comme si j’avais 14 ans. La lâcheté d’une femme qui ne prenait plus ses responsabilités qui attendait que l’autre décide à sa place. Je suis toujours surprise, à quelques exceptions très vite oubliées, de la bienveillance des hommes à mon égard. Ils me voient peut-être fragile comme tous ces colliers colorés que j’aime accumuler autour de mon cou.

J’ai fermé tous mes sens aux tentations, supprimé numéro de téléphone et autres liens invisibles. Restent que ceux qui ont mon affection et mon amour. Éliminer le superflu, se consacrer aux essentiels ma chair et mes amis.

Ils seront là vendredi autour de moi et quelques sandwichs club, cocktails secrets et sucettes au coco nutella glacées. Je fête ma nouvelle vie sans celui qui en sera toujours l’homme.

C’est ainsi. Heureux séparés pour ne jamais finir par se détester. Heureux cachés pour continuer à s’aimer. Ne jamais atteindre le plaisir pour garder le désir. Toute cette expérience amoureuse qui devrait nous apprendre, nous protéger. Et sans cesse nous retombons en amour. Et sans cesse nous espérons le rencontrer.

Le mien arborera peut-être un tee-shirt bleu assorti à ses yeux.

Christophe… Les mots bleus

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