Rebotini pur beurre

7 février 2012

Arnaud Rebotini – Echoes

Enfermée deux jours avec des joueurs de Wii démoniaques dans mon nouvel appartement, voilà mon week-end.

La nuit tombée, des amies bienveillantes venaient me sortir de cette ambiance enfantine et nos discussions me ramenaient rapidement à la dure réalité de la vie des adultes médisants, jaloux et cruels.

Avant quand on jugeait ma personnalité ou ma façon de vivre, je rétorquais effrontément que j’étais en couple depuis 15 ans que j’avais deux enfants, du boulot, une baraque et que je n’avais de leçons à recevoir de personne. Surtout de ceux qui n’étaient pas dans la même situation. Maintenant quand on me renvoie à la figure mes défauts et mon comportement, j’ai évidemment encore un peu de repartie mais je sens bien au fond de moi que cette femme fière et sûre d’elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. J’avoue, je me sens faible, vulnérable… Un peu perdue.

J’étais seule hier soir, je suis rentrée vers 18h, j’ai pris une douche, mangé un quignon de pain qui restait et un mini morceau de Comté. J’étais au lit à 20h sans tv, sans enfants, sans mari, sans amis, sans amant et j’ai pleuré.

Samedi soir, il y avait une soirée à laquelle j’aurais sûrement été si j’étais encore en couple. Je serais rentrée ivre et j’aurais mis deux jours à m’en remettre. Au lieu de ce forever young pathétique que je reprendrai bien assez tôt, je me suis couchée un peu après minuit après avoir fait des pâtes à la vodka pour mes jolies invitées.

Arnaud Rebotini n’a pas fait le poids face aux sablés au beurre des soeurs Yakuza.

%d blogueurs aiment cette page :