Caprice d’indépendance

25 janvier 2012

Photographe Lukasz Wierzbowski

Il aura donc fallu que j’ai le droit de tout faire pour ne plus en avoir envie.

Être d’une banale connerie jusqu’au bout. Mes échanges virtuels deviennent quasi inexistants, ma présence sur les réseaux sociaux s’étiole, je suis très peu sortie, je bois plus de jus de fruits frais que de vodka Get… Maintenant que je vis seule, je me rapproche dangereusement de l’attitude d’une adulte responsable. C’est désespérant comme je suis prévisible.

Mon ex-mari m’imagine sans doute en petite tenue entourée de bellâtres, buvant du champagne. J’ai la tête de celle et le sourire qui va avec, laissant penser que c’est peut-être le cas. Il ne faudrait pas qu’il me voie buvant ma tisane au thym, les yeux pleins de larmes, rageant devant mes radiateurs improgrammables. Il ne faut surtout pas.

J’ai une réputation sulfureuse à tenir. Il ne me reste donc plus qu’à faire croire que j’ai fait le bon choix.

Je vais m’acheter des porte-jarretelles.

%d blogueurs aiment cette page :