Satyriasis mon amour

12 janvier 2012

Shame de Steve Rodney McQueen

Je n’ai pas vu ce film, beaucoup m’en parle.

Hier soir, un dîner, une sorte de debriefing entre amies sur l’attraction et ses lois.

Chacune ses regrets, remords et autres bonheurs à venir. J’ai un nouveau statut social alors on s’attarde un peu plus sur mon cas. On en vient à parler de ce film et on finit par me demander « Mais avec qui tu couches ? » comme étonné que je puisse faire voeu de chasteté pendant plusieurs semaines. Autour de la table, nous savons toutes que tirer un coup sans lendemain est à la portée de tou(te)s, il suffit de revoir ses critères de sélection à la baisse et boire de bons cocktails sous une lumière judicieusement tamisée. Et souvent, ce sont ceux qui n’ont pas le mot sexe qui clignote sur le front ou les mensurations idéales qui s’avèrent être de très bons amant(e)s éphémères.

J’en viens souvent à me dire que mon allure, mon comportement, quelque chose dans mon regard ou ma gestuelle doivent laisser supposer que je suis une hypersexuelle. Parce que c’est comme cela que l’on appelle le féminin d’un satyriasis, une nymphomane VS un tombeur. Les a priori et autres délits de jupes trop courtes seront toujours péjoratifs. Nous sommes en 2012.

J’ai bu une vodka très tard hier soir.

J’ai de la peine aujourd’hui, quand on entend ce que les autres pensent à raison ou à tord de vous ce n’est jamais vraiment agréable à entendre.

J’ai été le bon coup de quelques hommes, finalement peu, les sentiments sont toujours aveugles aux apparences trompeuses et vérités honteuses. Pour les autres, je ne devais pas être à la hauteur de ce que mon humour de camionneur et ma robe moulante promettaient.

%d blogueurs aiment cette page :