La révolution ménagère est en marche

2 janvier 2012

Bubble Chair d’Aero Aarnio

Dans ma dimension professionnelle, j’ai reçu des nouvelles mais elles ne sont ni bonnes ni mauvaises. Je me dis que tant que la décision n’est pas pas prise, il y a toujours une possibilité. Je positive.

En parallèle,  je modèle cette nouvelle femme qui m’a pris la folie de devenir. J’acquiers jour après jour un peu plus d’indépendance, il y a déjà un nouveau trousseau de clefs dans mon sac mais l’appartement est toujours vide. Ma liberté est à quelques mètres de ma cage dorée, elle m’attend, enfin surtout tout le confort moderne de la femme superficielle que je suis encore un peu.

Dans une autre dimension, on dira plus sentimentale, j’ai cette sensation étrange que je ne serai jamais célibataire. Plusieurs films se jouent les uns après les autres, de Kramer contre Kramer, en passant par la guerre des Rose, Sur la Route de Madison ou une comédie romantique bien dégoulinante. Je me sens l’héroïne de plusieurs vies. Dimanche dans l’après midi, après un repas familial et une galette entre amis, je tombe sur une série de photos, le hasard fait mal les choses. Je vois un regard posé sur une chevelure blonde, je vois des sourires insouciants quelques minutes avant minuit, je vois la jeunesse se vivre loin d’ici. Je réalise alors le générique de fin d’un joli film, le Lauréat finissait mal de toutes façons. De nos jours en quelques sms, une histoire d’amour réelle ou virtuelle se termine aussi facilement qu’elle commence. Si je ne t’aime plus, si je t’aime trop, je t’unfollow. Triste virtualité.

Demain je m’achète mon premier frigo, en attendant de pouvoir un jour me payer un rêve suspendu à 3960 €.

Telephone – New York avec toi

Demain je n’irai pas là-bas.

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