Ligne de fuite

6 octobre 2011

J’ai envie d’être rousse. J’ai envie d’un slim en cuir à 950 €. J’ai envie d’une passion destructrice.

Voilà à quoi se résument les problèmes de la femme de mon mari. Et puis il y a Moi, mon cerveau qui me fait croire que rien d’autre n’existe que le superficiel pour oublier l’essentiel. J’ai toujours fait comme ça, FUIR,  à 4 ans je me planquais dans le placard, à 11 ans j’allais dormir chez la voisine, à 15 ans je faisais le mur, à 20 ans je partais à l’étranger toute seule, à 30 ans j’inventais des déplacements, à 40 ans j’ai un iphone greffé à la main.

Il y a trois jours, j’ai fait quelque chose de responsable depuis j’ai moins mal à la tête, je suis toujours blonde et par chance le slim en cuir ne me va pas parfaitement.

Etre cette femme et ne même pas en avoir honte, à se fondre dans cette majorité de provinciales dépressives et entretenues devant la même salade saumon guinoa tous les midis au Spok, à regarder les jolies lycéennes raconter à voix haute la vie rêvée des anges. Entre midi et deux chaque jour, mon déjeuner est un Enfer qui me fait éclater de rire, je vous dirais bien que je préférerais baiser avec leurs grands frères si j’avais les couilles de ce genre de propos.

Il faut pourtant accepter d’être une femme qui plus est une connasse de mère de famille, à défaut du reste.

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