Eté ImMortel

16 août 2011

Photo Thérèse + Joël Série Tessi & Antonio

Dans cette histoire, l’héroïne principale est une femme qui ne fait rien ou presque. Les décors sont beaux parfumés d’immortelles. Au coeur du maquis, les 20 premiers jours, la bourgeoisie locale est installée au bord de mer de part et d’autres d’une tour Génoise. Les maisons sont en pierres de taille d’un bleu gris élégant et les maillots de bain sans motif. J’ai adoré mon adolescence agitée au-dessus d’Erbalunga, j’y purge ma quadrature. Je me rebelle comme je peux, en ne portant jamais de maillot Eres.

Les journées sont calquées les unes aux autres, les enfants se lèvent sans bruit et sans se laver puis disparaissent jusqu’aux heures des repas que je ne cuisine pas. Mes vieilles tantes sont là. Alors, nous mangeons en appréciant chaque bouchés de ces plats en voie de disparition.

Chaque après-midi, je descends seule à la plage. Il y a 25 ans, j’y faisais l’amour avec le fils de, la nuit quand les bains nus n’étaient qu’une habitude comme une autre. Maintenant j’y vais vers 15h, croyant que ça changera l’inéluctable ride qui annonce le cadavre. Quelques joueurs de foot locaux exhibent leurs trophées de la nuit, je suis au centre d’une nuée de Kardashian et autres beautés replâtrées de fond de teint SP15. Alors, je tweete sur mon transat comme je pourrais lire un roman de Stieg Larsson ou reluquer le dernier Voici. Je m’occupe. Les jeunes hommes avec qui j’échange seraient parfaits si j’avais l’âge de ces filles aux dimensions chirurgicales.

Les 10 derniers jours, loin du fief familial. Dans le sud les plages sont plus belles alors j’y vais plus souvent, je ne m’occupe toujours pas de mes enfants que je ne vois que lorsqu’ils ont besoin d’argent pour s’acheter quelque chose. Le mari est là mais plus souvent dans l’eau à nager des heures pour perfectionner un corps que d’ autres apprécient sûrement à sa juste et belle valeur.

Bref, tout va bien. J’ai grossi.

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