Apparence de la faiblesse

28 juin 2011

Elle ne le connait pas. Elle ne l’a jamais touché. Il joue avec elle, ses humeurs, son ennuie. Il verse du miel un peu chaud sur son ventre, il le lèche, le lendemain une douche froide tôt le matin. Il danse autour de son envie, il part au bout du monde, il lui envoie des photos de filles magnifiques qu’elle imagine contre son torse nu. Il la croit forte, insensible, habituée à ces jeux pervers. Il oublie qu’elle se cache derrière un personnage qui n’est pas elle. Il oublie trop souvent.

Je suis assise au bord de l’eau, ma vie autour semble idéale. Il n’y a rien dans le dossier à charges, c’est juste moi qui cloche au milieu.

Barbie croit qu’elle veut s’échapper de sa prison en plaqué, en fait elle est juste accro aux portes qui lui claquent au nez après avoir monté l’escalier.

Barbie est une héroïne « à la puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l’apparence de la faiblesse. » Une héroïne digne d’un roman de Victor Hugo. Une Juliette Drouet blonde et siliconée.

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