Coupez-moi la tête

17 avril 2011


Il n’y a pas si longtemps mon visage était anonyme, seulement quelques fidèles tombeaux connaissaient ma véritable identité. Je naviguais en toute liberté, j’observais, je riais, je dansais sans craindre d’être reconnue, je rentrais d’une soirée un peu trop arrosée et je racontais ici mes lendemains nauséeux. J’avais la critique facile et l’autodérision compensatrice. Hier, j’ai passé la nuit à me sentir observée, à me demander si ce regard insistant, ce sourire ou cette main qui a effleuré mon dos étaient des signes de reconnaissance. Je me sentais mal, je suis sortie prendre l’air, ça n’allait pas, rien n’allait. Je me suis rapprochée d’une groupe de connaissances pour me donner une consistance, je ne fume plus alors je parle aux autres.
Cette nuit, je suis rentrée chez moi tôt pour une permission qui m’était accordée pour bien plus tard, je suis surtout rentrée sobre, ajustée presque bien coiffée. Mon imagination a poursuivi la soirée d’une autre façon. M’échapper, me cacher, être retrouvée plutôt que de subir la dure réalité d’un  » Je ne te connais pas  » dit par un regard déçu.

1-1 . La balle est perdue. La partie interrompue.

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