Le dancefloor des vanités

3 avril 2011

J’ai passé la soirée, les yeux fermés à danser.

Je n’avais pas envie de sourire ni de parler pour ne rien dire à des personnes que je vois chaque semaine et dont je ne me souviens jamais du prénom. La curiosité toisait en puissance l’anonymat hier nuit. Il faisait extrêmement chaud, plusieurs mondes, des clans réunis autour de meneurs plus que discrets. Les filles étaient jolies et dédaigneuses comme les hommes aiment qu’elles soient. Moi je suis tout l’inverse alors je danse. Finalement être venue accompagnée à au moins l’avantage de me muscler les cuisses.

Aujourd’hui, il faisait très beau, j’ai donc très peu dormi pour éviter que ma famille et mes amis ne me renient. J’étais allongée, une bonne partie de l’après-midi, sur un transat, j’écoutais en fond les rires qui ponctuaient des discussions animées. Je somnolais en pensant à ce qui me tente. Dites à une adolescente de ne pas faire quelque chose et c’est évidemment la seule chose qui l’obsède.

Mon obsession est un homme qui n’est que virtuel. Et me donne ce sourire niais qu’arborent ceux confrontés à la tentation juste avant le péché.

Je crois qu’il va me falloir couper la tête du serpent. 

 

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