Duplicity

20 mars 2011

Photographe Irina Werning (Merci PeeKAboo

Des jours et des nuits se sont passés sans moi.

En septembre dernier, j’ai eu une banale angine qui a fini par 10 jours d’hospitalisation dont 4 en réanimation. Autant dire que quand les mêmes symptômes sont réapparus mercredi, je n’ai pas discuté l’ordre de rester au calme quelques jours.

Je passe donc du lit au canapé, la gorge en feu en attendant que le traitement fasse son effet. Je reçois des nouvelles des uns et des autres, de mes diverses dimensions, de ces mondes où je me transforme si facilement, changeant de costume en tournant sur moi-même dans une ruelle sombre. On me demande  » Comment je vais ?  » et on passe vite fait aux dernières boots rouges d’une telle à  » Tu ne sais pas la dernière ? Non, raconte moi vite !  » Tout ça est évidemment très superficiel, je compense par des lectures pieuses que je m’impose comme une pénitence. « Domine, ne in furore tuo arguas me…  » Je vous fais grâce du psaume 6 en entier, ne me remerciez pas.

Dans quelques jours, je reprends mes vies normales, la bonne et la mauvaise.  Comme je me suis beaucoup ennuyée et que je ne suis pas une personne qui tient ses résolutions, j’ai rouvert un compte twitter, commencé à suivre un cours de Yoga pour rester calme, essayer de ne pas réitérer mes ridicules seppukus virtuels.

La messe est dite. L’OM a gagné. Je monte baiser. Bonne nuit.

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