Trêve du Pivolo

2 décembre 2010

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Il est 23h30, l’heure à laquelle généralement je monte me coucher, il est assis sur le vieux canapé en velours rouge, le film sur Canal+ en décalé se termine. L’histoire vraie, d’un homme qui aurait manipulé toute une petite ville, du Maire à la serveuse du PMU, je ne me souviens plus du titre, j’étais dans son dos, face à l’ordinateur, je finissais de classer les centaines de photos que j’enregistre chaque jour. Il y a ces discussions qu’il ne faudrait jamais commencer, dès le début elles sentent l’embrouille… « Finalement, tu es un peu comme Cluzet dans le film… Une manipulatrice ! »
Je n’ai pas demandé mon reste. Je suis montée dans notre chambre.
Ce matin, vers 6h45 à peine douchée, je me suis faufilée sous la couette, il dormait toujours, je me suis allongée sur lui encore humide, j’ai fait glisser mes seins, exceptionnellement lourds et denses en ce moment, j’ai écarté ses cuisses, j’ai calé ma poitrine sous ses couilles, j’ai ouvert ma bouche pour introduire sa queue molle et chaude entre ma langue et mon palais, j’ai tété doucement, son sexe s’est mis à gonfler, il ne disait rien, il faisait semblant de dormir. J’adore ça, sentir ma bouche se remplir jusqu’à la limite de l’étouffement.
C’était une trêve des confiseurs anticipée avant de reprendre notre sempiternelle guerre des Rose.
Manipulatrice !? Moi !? Mais non, juste une femme ordinaire.
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