Week-end à Rome

29 novembre 2010

La Dolce Vita – 1960

Je lui ai dit les choses telles que je les ressentais, mes désirs, mes angoisses, mes peurs. Je lui ai dit mon besoin de liberté, de sentir le regard d’un désir neuf, de son attention plus que de sa protection. Je lui ai dit mes larmes devant ce miroir intransigeant, devant mon visage qui se creuse, devant ce corps qui change. Je lui ai dit ces possibilités, ces tentations, cette excitation nouvelle, ce besoin de plaire à d’autres encore un peu avant de renoncer totalement.

Il m’a répondu que pour lui c’était pareil qu’il me comprenait qu’il m’enviait même mais surtout qu’il m’aimait plus que tout, plus que la nouveauté, plus que la fraîcheur d’un visage plus jeune, qu’un corps plus ferme. Il m’a dit son amour et c’était la première fois qu’il le formulait sans pudeur, au-delà des preuves qu’il me donne chaque jour. Il m’a dit tout simplement « je t’aime ». Je suis restée muette, tétanisée sur le fauteuil passager.

Il a posé sa main sur ma cuisse, la voiture a redémarré.

 Week-end à Rome feat Vanessa Paradis

%d blogueurs aiment cette page :