Léthargie lancinante

6 juillet 2010

Photographe Niky Roehreke

Je suis passée d’un extrême à l’autre, ma vie ressemble à Space Mountain. La semaine dernière des sorties, des excès, des nuits trop courtes, des journées sans vraiment réaliser, totalement hors sujet, je navigue d’une dimension à une autre, je dis beaucoup, je promets tout autant et au final je me retire du jeu. Réel, virtuel, la persévérance finit toujours par enfouir sa langue là où surtout il ne faut pas. Entre ces deux temps, un week-end en pente douce, je regarde jouer mes enfants en écoutant la musique au bar de la plage, les rires, les autres qui vivent ma vie d’avant. Je me retourne, toujours cachée derrière mes lunettes, j’épie la faune cuivrée arborée du trikini, du short de bain. Des brochettes caramélisées de gueules d’ange et de culs de démone. J’ai envie d’avoir 25 ans et d’aller danser avec eux, les pieds dans le sable et la tête pleine d’air.

Dans le creux de la vague, cette semaine a commencé doucement. Je me suis reposée, mon téléphone portable est tombé en panne, j’ai perdu la totalité des numéros engrangés sur 4 ans de blogging même pas intensif, une perte lourde de 06 prometteurs. Quand je ne travaille pas je suis dans mon lit, je m’étire, il fait bon les volets fermés, je ne bouge plus, j’attends de ressentir à nouveau, j’attends que le mal vienne me lécher, qu’il m’écarte les cuisses, qu’il m’écartèle. Je fais des rêves étranges, doux et défonçants. Il y a une maison abandonnée, un massacre à la tronçonneuse, Jessica Biel qui coure nue dans l’herbe d’un immense jardin.

Elle agonise sur un crochet de boucher planté entre ses omoplates. Bien fait pour Elle.

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