Chronique d’une soirée annoncée

8 mai 2010

Photographe Ellen Von Unwerth

Il est arrivé à 23h26, le bloggueur pas que « parisien ».

Souriant et de noir vêtu, fidèle à la représentation enrichie par quelques mois d’échanges. A des années lumières d’une rencontre à l’aveugle, d’un tête-à-tête fantasmé, ou de jeux dangereux déconseillés aux âmes sensibles… Une rencontre simple, sans stresse, sans jugement. Nous avions annoncé notre intention de passer un début de soirée meurtrier en attendant son arrivée, quelques verres de rosé plus tard, nous voici au bout du quai, hilares. Je crois qu’il a confirmé son impression, la première seconde fatale, sur l’état d’avancement de notre alcoolémie à la vue des mms envoyés durant les 3 heures de son trajet. Cet homme est courageux, nous aurions pu finir en cellule de dégrisement à chaque virage ou mieux, les 4 fers en l’air, même pas pour baiser, un comble. Une bande de fous. Tous parents de jeunes enfants, c’est lamentable vraiment.

Il savait qu’il passerait un début de nuit sur la terrasse d’un bar bruyant, entouré d’une bande représentative de presque toutes les couleurs de cheveux possibles. Je crois qu’il n’a pas été déçu. J’étais la châtain.

Nous l’avons raccompagné à son hôtel , à 2h32, sain et fatigué.

Le lendemain midi, un wok poulpe déjeune en face d’une salad’protéinée, entourés de jolies boutiques et d’une faune bigarrée.

Il fait beau durant cette petite pause entre deux vies de famille et affinités. Quand je le regarde, c’est mon quotidien que j’écoute. Tout ça mérite une chanson pour ton dangereux périple.

 

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