Le plaisir de perdre

30 mars 2010

Tu voulais rire et plaire, t’enivrer d’horizons irradiés
D’une blanche lumière et d’odeurs encensées
Tu n’avais rien à perdre, les nuits passaient
A t’envoyer en l’air sous des cieux délavés
Ces aubes matins blêmes, froids et piquants, comme tu les aimais
Ces rencontres éphémères dans les bars enfumés
Pour le plaisir de perdre, les jours passaient
A regarder ailleurs sous les cieux délavés
La tête en l’air et les yeux fermés
Seul dans la foule, si bien seul à n’entendre rien
Répertorié abonné absent (lorsque le soir enfin descend)
Se balancer du passé, du présent (du contrepied, des contretemps)
A quoi sert de tenter sa chance
Au fond ça n’a aucune importance.

Etienne Daho (1988)

Pour Octave

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