Après la tempête

2 mars 2010

Il est 8h et des poussières et c’est le même scénario.

France Info accompagne la demi-heure d’embouteillages. Un fond sonore fait de catastrophes, de nombre de morts, de disparus… cela m’attriste évidemment quelques secondes, je m’imagine à la place de cette jeune mère de famille qui sanglote. Et puis, je gare ma voiture toujours à la même place, je traverse le hall, je salue le concierge du bâtiment, je pose vite fait mes affaires et j’arrive essoufflée devant mon patron, je hoche la tête en souriant à tout ce qu’il me dit, je plaisante avec mes collègues, avec mes amies un peu plus tard pour le déjeuner, l’après midi passe vite, je repars sans avoir le temps de rien. Je suis devant l’école avec 2 pains au chocolat et 33cl d’eau. Les malheurs des autres font partie du décor. Il n’y a pas grand chose qui compte à part mes enfants et ma coiffure, pour résumer.

Je parais sereine, sans désir et sans crainte.

Et même s’il y a un typhon dans ma petite tête, ma vie est celle d’une bientôt vieille et toujours conne, protégée par une ataraxie ordinaire.

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