Suivre la lumière…

16 février 2010

 

Merry Alpern, dirty windows

Je n’ai peut être pas soldée les comptes de mon enfance. Elles viennent bien de quelque part ces clandestines, cette insatisfaction et cette angoisse qui se planquent si facilement devant le regard des autres mais qui explosent et me rongent dès que je suis seule. Je déteste la solitude, l’inactivité, la campagne et mes pieds.  

Je suis dans mon bain et je joue avec mon corps, les reflets de la lumière à travers l’eau et le reste de mousse. J’ai chaud, je passe le temps en attendant, tout est calme, j’entends subrepticement quelques rires rassurants. Je cale ma nuque sur le rebord, je ferme les yeux. Tout est si simplement effrayant. Mon téléphone vibre et je sursaute. Il suffit de demander et j’aime exaucer. Je rentre dans la vie des gens, je rentre dans la vie d’un autre, voyeur annoncé, je frissonne.

Je pourrais me demander pourquoi lui plus lui et lui aussi, pourquoi cette évidence, ils sont si différents, presque à l’opposé, irréversiblement attirée. Je plonge mon visage sous l’eau, je n’entends plus rien, j’ai envie de mains.

Et donner ma langue au Chat.

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