Syndrome de sevrage

5 janvier 2010

Les journées décalcomanie ont repris.
 
Se lever, checker ses mails, avoir envie, travailler, checker ses mails, être déçue, manger, checker ses mails, avoir peur, s’occuper des uns et des autres, checker ses mails, être frustrée, rentrer, checker ses mails, être angoissée, recommencer le soir à l’inverse du matin. Et j’en ai déjà marre. Le temps est infinitif présent et passé sans futur. Le temps stagne en passant trop vite. Je fais toujours les mêmes choses dans un ordre différent, oui un peu de folie, vite vite vite. Il y a bien ses choses cachées que je vis par procuration, que je lis et auxquelles je réponds mais ce n’est plus suffisant. J’ai cette lourde sensation de m’amuser toute seule à ce jeu même pas dangereux.
Je ne supporte plus d’être addict à ma messagerie, à ma google reader… au net en général. Je vis, j’ai même une vie plutôt bien remplie mais de ne pouvoir m’échapper intellectuellement que par ce biais me désespère. J’aime écrire, j’aime être lue, j’aime lire les autres mais j’ai l’impression que ça ne me sert à rien que je perds mon temps que je délaisse mes proches que je me recroqueville sur moi même en ne pensant qu’au monde virtuel.

Hier soir, il me propose un petit scenario, toujours le même, l’homme n’est pas très imaginatif quand il s’agit d’enfoncer sa bite, je dois monter me changer, m’habiller comme une pute, redescendre, ne pas parler, le sucer, compresser sa queue entre mes seins et finir à cheval sur lui pour regarder ensemble la fin d’un gang bang qui lui aura beaucoup plu.

J’ai dit non. Entre états dépressifs et agressifs, j’oscille.

Les phénomènes de rebond dus au sevrage à la nicotine durent en moyenne 15 jours.

Plus que 10.

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