Monsieur Fortuit

4 janvier 2010

Il est 8h du mat, levée depuis déjà deux heures, je suis devant mon écran, je réponds aux mails, je prends des nouvelles, je souhaite une bonne année… rien de répréhensible, de dangereux ou même de vraiment très excitant.
 
J’ouvre son dernier mail, je ne sais rien de lui à part sa vraie identité, le hasard ne nous a pas encore placé l’un en face de l’autre ni notre volonté d’ailleurs. J’y pense bien sûr depuis le premier mail comme toujours je m’enthousiasme, j’imagine. Les prémices d’un échange à l’aveugle sont toujours palpitantes. Le physique, la situation familiale, professionnelle de l’autre n’ont pas encore d’importance, seuls sa façon de mener le jeu, de réagir, son potentiel à faire rêver en ont. Tout ça n’est évidemment qu’éphémère, alors profitons en.
A ce jour, Monsieur Fortuit n’est pas encore une bite juste un cerveau dans lequel j’ai très envie de m’installer.

Il est probable que nous restions tout deux au chaud derrière nos écrans.

Je ne pense pas qu’internet facilite l’adultère, il permet seulement à ceux qui ne sont pas exigeants de baiser plus facilement.

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