Trêves des confisseurs

29 décembre 2009

 
Domicile conjugal – François Truffaut 1970
C’est pourtant simple, le bonheur conjugal, Il suffit que je me lève de bonne humeur que je plaque mes deux bouillottes contre son dos. Et c’est reparti comme si de rien n’était.

Il ne me regarde plus mais il me baise toujours.

 Baiser avec lui comme si j’étais avec un autre dès le début. Il est peut être là, le sésame. Toujours s’abandonner et ne jamais faire confiance, ne jamais lui donner cette certitude que c’est acquis. Mais je ne le fais pas vraiment exprès, je suis ainsi et c’est comme ça depuis toujours et avec tous. Ma sexualité est toujours ailleurs. Mon cerveau ne peut s’en empêcher, il fait sa vie et elle est plutôt malsaine, violente, dérangeante. Mes fantasmes ne sont pas ma réalité, bien au contraire mais sans eux, mon plaisir n’est pas aussi fort. Lui ne cherche plus à comprendre, à régler le problème s’il en est un, il a intégré cette particularité comme moi sa queue. Alors je le suce copieusement pour qu’il oublie tout le fiel qui peut sortir de tant de douceur quand je lui en veux sans véritable raison. Un jour notre attirance physique ne sera plus suffisante, en attendant cette semaine de repos est parfaite. On mange trop, on baise plus, l’accalmie traditionnelle. Se donner encore envie sans changer de partenaire. Un travail a plein temps. Parce qu’imaginer son corps sur, sous, dans une autre me rend dingue. Je n’ai jamais aimé les manèges, le grand huit, la vitesse, le danger et je joue sans cesse à me faire peur. Qui peut comprendre.
 
Hier soir, j’avais envie de lui, j’avais prévu un petit scénario… Je me suis retrouvée toute seule dans mon lit à filmer mon débardeur petit bateau. Il est sorti avec ses copains.
 
La monnaie de ma pièce.
En pleine nuit,
dans une maison obscure, quelque part sur Terre … Ingmar Bergman. 
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