Amours chimériques

4 septembre 2009

Band of Outsiders
J’ai couru les imprimeurs hier matin, j’avais choisi de porter une robe dès plus simple, féminine sans plus. Le but étant d’inspirer confiance et d’obtenir ce que je voulais. Un décolleté fait souvent tout foirer. Entre deux rendez-vous, des mails, des sms, autant de petites récréations agréables pour ma perversion narcissique et la leur.

Avec les échanges via le net, les choses commencent à l’inverse d’une rencontre « habituelle ». Dans la « vraie vie », généralement, le physique ouvre le bal, et viennent ensuite le dialogue, la complicité voire plus si affinités. Les prémices virtuelles n’ont souvent pas d’apparence ou juste trompeuse, chacun sachant les prouesses de la photographie, les mots aussi peuvent facilement faire de nous un personnage à l’opposé de ce que nous sommes vraiment, difficile de déceler le vrai du faux. Les liens se créent au hasard des clics puis s’affinent à la lecture des textes, des commentaires, d’une ambiance, de mails discrets, d’échanges de photos. Chacun y trouvant un peu de soi, des sensations, un espoir…

La rencontre est souvent décevante, non pas que la personne soit nécessairement moche mais juste différente de ce qu’elle était devenue dans notre imaginaire l’ayant façonnée selon nos goûts.

Je préfère ne pas rencontrer, j’aime rester dans cette perfection chimérique. J’aime ces amimoureux clandestins proches de mon idéal.

Il y a eu des exceptions évidemment. Quelques rencontres agréables, intéressantes, amusantes…  Parfois ennuyantes aussi, bien sûr. Et puis il y a la bonne surprise. Les bonnes surprises. Les Outsiders.

Deux réalités, deux hommes au-delà de mon exigeante imagination.

Parfois il vaut mieux ne jamais avoir gagné à un jeux de hasard.

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