Asphyxie

6 juillet 2009

Un week-end toujours en alternance.

Chez ses amis pour commencer dès le vendredi soir parce qu’il est bien obligé de m’y emmener. Dans une de ces maisons témoin où tout est soigneusement rangé, où chaque teinte, matière, objet est en harmonie avec le reste, aucune excentricité, aucun décalage, aucune déviance. Il est 21h, je suis chez Barbie & Ken. Des couples autour d’une grande table sous une tonnelle parlent de leurs projets, les enfants jouent dans le jardin. C’est une publicité Ricoré et moi je lévite en attendant que ça se passe.

Je rejoins ma bande dès le lendemain soir. Ceux qui sont ni tout à fait fréquentables, ni tout à fait convenables. Ceux qui ont la même chose que les autres, le boulot, la maison, les enfants et même un chien mais qui restent ingérables à 3 grammes. Ceux qui finissent toujours défoncés dans un coin, à poils dans la piscine, à vomir dans les jardinières. Ceux qui laissent une marque indélébile et ne seront jamais ennuyeux comme la vertu. Ceux qui sont comme moi.

Je rentre au petit matin, je ne sais comment, les fringues dégoulinantes, le rimmel sur les joues et le sourire de celle qui va se prendre une raclée comme quand elle avait 14 ans. Je rentre en me disant que je me ferais bien sauter sur mon lit 90 cm par Thomas, avec vue imprenable sur ma meilleure amie qui suçait le frère jumeau sur mon tapis rose.

Des souvenirs de gosses. Des rêves d’adultes.

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