Recherche Cendrillon désespérément

14 juin 2009

Tu sais ce que l’on dit de toi ? Oui je m’en doute. Hystérique, excentrique, volage, dévergondée, trop voyante, très énervante, fatigante, névrosée, déprimée, changeante, jamais rassurante. Je ne m’en cache pas, je ne fais pas semblant, je ne fais rien pour faire croire le contraire. Il y a le vernis, l’image sociale, les « on dit », la jalousie. Et puis il y a Moi, je suis tout cela et plus encore. Je ne passerai jamais inaperçu. Plutôt crever tout de suite. Que mon apparence soit belle ou laide, ma réputation bonne ou mauvaise, elles seront toujours trompeuses.

Ce sera toujours comme ça. Et même pour toi. Heureusement parfois on rencontre ces personnes qui voient au delà des apparences auxquelles le regard des autres s’arrêtent. Des êtres chers.

Passons et revenons à hier.

Une soirée entre deux longues journées à ne rien faire, allongée à moitié nue, les pieds dans l’eau.

Un dîner à s’écouter résumer nos vies, jeunes, insouciantes, expérimentées, délurées, sages, inventées, tourmentées… Chacun la sienne.

Et puis la nuit, les endroits qui s’enchaînent, pleins, vides, des sons à l’opposé, des bambis, des guépards, des escarpins rose fluo, des talons importables, de la jupe très mini très rouge, du vernis assorti, des jambes interminables, deux chemises blanches, une nouvelle blonde raide, une ondulée pailletée. Des rires, des sourires, des bouches qui s’attirent, des torses qui se frôlent, des mains qui jouent, des regards complices, des confidences, des points communs, des différences qui rapprochent. Des mojitos framboise, des vodkas get, des têtes qui tournent, des feus brûlés, des vies qui peuvent nous échapper.

J’ai fêté ma mention comme je l’avais prévu, la tête dans le caniveau en moins.

Demain une autre moi, bien plus convenable. J’espère jamais banale.

%d blogueurs aiment cette page :